Alors moi, ce qui m’a surpris le plus en fait quand je suis rentré dans la banque, c’est que j’avais encore une vision très, comment dire, très traditionnelle du métier de banquier. Pour moi le métier de banquier c’était un métier où on était assis, où on attendait que les dossiers arrivent, on attendait que les clients viennent, et en fait je me suis rendu compte qu’au contraire, c’est nous qui allons vers les clients, c’est nous qui devons aller les voir, et donc c’est un métier beaucoup plus dynamique, et beaucoup plus entreprenant que ce que j’avais en tête initialement.
Je crois que la deuxième chose qui m’a étonné, c’était que je ne m’étais pas encore rendu compte du caractère international de l’activité aujourd’hui. Une activité de banquier vous pouvez la réaliser en France et vous allez aller en Espagne et vous aurez le même type d’activité, dans une culture et un environnement différent évidemment mais vous aurez le même métier. Vous allez retrouver vos repères si vous êtes en France, si vous êtes en Espagne, si vous allez à Londres, si vous allez à New York, vous allez avoir un langage unique qui est compréhensible à peu près partout.
J’ai commencé à Paris, je suis parti ensuite à Madrid rejoindre l’équipe de Fusions- Acquisitions de la Société Générale et je suis revenu ensuite à Paris. Donc ça c’était la 1ère période, des Fusions-Acquisitions. Et une deuxième période où en fait j’ai rejoint la Direction financière du Groupe, où je suis actuellement depuis fin 2006 et où je suis en charge du suivi des activités, des performances en fait des banques de détail aujourd’hui de la Société Générale à la fois en France et à l’étranger. C’est quoi, c’est par exemple l’analyse de l’activité des résultats, donc de nos banques de détail pour le compte de la présidence du Groupe. Ca inclut également en fait toutes les questions d’ordre stratégie opérationnelle.
C’est par exemple, quelle politique d’ouverture d’agences en Roumanie on doit avoir, ou comment améliorer la mobilité des équipes au sein du réseau Société Générale en France par exemple.
Mes 2 ans en Espagne sont passés extrêmement vite en fait. C’est vrai que j’y allais avec plaisir, avec envie, parce que j’avais envie de bouger, parce que j’avais envie d’aller voir ce qui se passait ailleurs, et en fait ce que j’ai aimé c’est une culture différente, c’est un pays différent, c’est une manière différente de travailler, c’est une langue différente, et c’est toutes ces différences qui finalement sont enrichissantes parce qu’on est obligé de s’adapter, d’avoir le sentiment de toujours avancer et de jamais stagner, de jamais rester au même niveau. De toujours apprendre des choses nouvelles.
En rentrant à la Société Générale il y a 8 ans maintenant et même en fait à la fin de mes études, je ne pouvais pas imaginer, je crois, pouvoir faire une carrière dans un même groupe. Alors ça c’est très personnel, mais j’ai un caractère un peu entrepreneur et j’aimerais beaucoup aller développer une activité par exemple dans un pays comme l’Inde, aller développer une activité par exemple de crédit à la consommation c’est quelque chose qui me plairait tout à fait...

