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Catherine, du barreau à la Banque

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Catherine, du barreau à la Banque

Après avoir exercé le métier d'avocat pendant dix ans, Catherine intègre la Société Générale. Au départ juriste en droit social, elle rejoint ensuite le service des achats. Un univers bien différent de celui du droit.

Juillet 2008

août 2009
Vidéo complète

Transcript

Je suis rentrée à la Société Générale comme juriste, ce qui me paraissait logique, et juriste spécialisée en droit du travail, qui était un droit que je n’avais jamais pratiqué, mais la Société Générale, déjà, faisait confiance aux collaborateurs qu’elle embauchait ; et partant du principe que j’avais été 10 ans avocate, elle m’a dit : « Vous savez manier le droit, donc le droit du travail c’est un droit comme un autre, et vous allez apprendre. »
Donc, intégration de la notion d’entreprise dont j’ignorais absolument tout, donc là, très important, découverte d’une énorme société qu’est la Société Générale, ensuite, le juridique, bon c’était classique, mais ensuite la deuxième phase, c’est une phase management puisqu’en réalité je gérais une quarantaine de personnes réparties dans différents métiers. Et là, l’expérience de management c’est quelque chose qui est … On ne sait jamais si on est fait pour ça ou pas et donc ça se découvre en même temps qu’on l’exerce, et j’ai pris beaucoup de plaisir à faire ça parce que, je ne sais pas, le travail d’équipe, le fait de manager les gens, c’est très enthousiasmant et c’est en même temps très valorisant je trouve, pour le manager, et j’espère aussi pour les gens qui travaillent avec lui !
Donc ça, ça été une phase de management qui a duré à peu près 5 ans et ensuite quand je suis passée aux achats, et bien ça a été la découverte de quelque chose dont j’ignorais tout et dont la plupart des gens d’ailleurs ignore tout. Et en plus une découverte d’un métier qui n’était pas connu du tout à la Société Générale. Je me souviens encore de gens à qui on se présentait, de gens à l’interne, à qui on disait : « Bonjour, je suis Catherine B. et je suis acheteur. ». Et là, il y avait un grand silence derrière, au bout du fil, et la personne disait : « Pardon ? Vous pouvez répéter ? ». Et je disais : « Je suis acheteur. ». Et ils me disaient : « Mais qu’est ce que c’est qu’un acheteur à la Société Générale ?! ».
Et puis New York au milieu, c’est la cerise sur le gâteau si je puis dire. C'est-à-dire vous exercez un métier que vous connaissez bien maintenant parce que l’on a fait déjà 6 ans dans ce métier-là, donc on le connaît bien, on connaît bien la Société Générale, et là on part découvrir un autre monde qui est toujours le monde de la Société Générale, mais qui est tellement différent à New York que voilà, c’est un bonheur.
Quand les gens sentent que vous êtes prêt ou volontaire pour partir découvrir autre chose, en général les opportunités se présentent. Et l’avantage d’être dans une très très grosse entreprise comme celle-ci, c’est qu’à la fois vous avez la possibilité d’évoluer en transversal c'est-à-dire en parallèle à votre propre métier, il y en a d’autres que vous pouvez découvrir et en même temps monter l’échelle et puis aussi faire un grand saut et partir de l’autre côté de l’Atlantique vers d’autres horizons.
Et on se rend très rapidement compte que des opportunités il y en a, après il faut voir si on vous les propose et si on vous les propose il faut savoir les saisir.
Ce que ça m’a le plus apporté c’est d’avoir beaucoup de chaleur humaine, c'est-à-dire qu’il m’est arrivé d’avoir des coups durs comme tout le monde, mais je me suis à chaque fois sentie entourée aussi bien par ma hiérarchie que par mes collègues, par les équipes avec lesquelles je me trouvais et donc ça m’a appris qu’une grosse entreprise n’est pas forcément monstrueuse.