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Gérer sa e-réputation professionnelle

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Commentaires
Chris B.

Bonne présentation du métier MOA: claire et précise.

Il y a 1 an 9 semaines
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Gérer sa e-réputation professionnelle

Conseils d’experts : Olivier Zara, Social Media Strategist, expert en identité et réputation numériques.

  1. 1 - Comment construire sa réputation ?
    La réputation est ce que l’on dit de vous, votre image de marque. Elle se bâtit grâce aux recommandations de :
    • • Votre réseau professionnel ;
    • • Votre réseau social (associatif, culturel, sportif…)
    • • Les recommandations doivent valider des compétences métier et humaines.
  2. 2 - Comment la surveiller ?
    • • Avec le Web 2.0, quiconque peut dire n’importe quoi sur n’importe qui ;
    • • Que vous soyez ou non présent sur les réseaux numériques, vous pouvez être mentionné sur un blog ou sur Facebook par quelqu’un qui vous connaît ;
    • • Créer des alertes (Google alertes, Google Blog Search, Twitter…) sous son nom est indispensable pour vérifier ce que l’on dit de vous.
  3. 3 - Comment la défendre ?
    Il faut se défendre en cas :
    • • D’atteinte à la vie privée ;
    • • De délit de presse (diffamations, injures) ;
    • • D’atteinte au droit à l’image.

    Trois options :

    • • À l’amiable ;
    • • En justice ;
    • • Noyer les informations négatives ou non désirables sous une masse d’informations positives.

    Gérer sa e-réputation suppose de :

    • • Préserver l’étanchéité entre les sphères privée et professionnelle ;
    • • Faire preuve de bon sens numérique, être un individu responsable.
juillet 2010
Vidéo complète4'18
Comment construire sa réputation ?0'22
Comment la surveiller ?1'20
Comment la défendre ?2'41

Transcript

Gérer sa réputation professionnelle
Par Olivier Zara

1) Comment construire sa réputation ?

D’abord la réputation, c’est en fait la perception que les gens ont de notre identité professionnelle. Donc cette perception, évidemment, elle est subjective. C’est l’image que je renvoie à mon interlocuteur.

La façon de construire sa réputation est la même depuis très longtemps. C’est être capable de créer un réseau de référence, de personnes avec qui on a travaillé, où si on a eu des interactions, parce que ça peut être aussi des références sociales. On a des actions réussies, et on peut demander à ces personnes de rédiger des recommandations. Il faut guider la personne qui rédige cette recommandation, pour qu’elle ne vous fasse pas une recommandation dithyrambique du style : « il est génial, c’est un mec fantastique » parce que fantastique, ça ne valide ni une aptitude métier, ni une compétence, ni une expertise, ni une qualité humaine.

2) Comment surveiller sa réputation ?

Comment surveiller sa réputation ? Avant c’était très simple, il suffisait de vérifier ce qu’on disait soi-même. C’était souvent en face-à-face, donc à la limite les paroles s’envolent. Mais aujourd’hui, ça prend une toute autre dimension avec ce qu’on appelle le web 2.0, parce que c’est un espace participatif dans lequel n’importe qui peut dire n’importe quoi, en citant nominativement n’importe qui. Donc la surveillance devient quelque chose de fondamental, évidemment dans tous les espaces numériques, que ce soit la blogosphère, la twittosphère, les réseaux sociaux comme Facebook.

Donc aujourd’hui, il faut réellement mettre en place un système de surveillance de sa réputation, de sa réputation tout court, parce qu’en fait, ce qu’on va faire dans nos activités sociales va avoir un impact sur notre vie professionnelle, donc éventuellement sur notre recherche d’emploi. Pour surveiller, il faut utiliser un certain nombre d’outils, la plupart sont gratuits. En tout cas, au niveau d’une personne, on peut se limiter à des outils gratuits. Par exemple, créer des alertes sur Google Alertes. Il suffit d’avoir un “google account”, et à partir de là, on peut créer des alertes. Donc ce sont des emails qui vont venir vous alerter dès que votre prénom et votre nom sont cités sur Internet.

3) Comment défendre sa réputation

Il faut se défendre dans trois cas. Le premier, c’est l’atteinte à la vie privée. Les délits presse. Et puis, il y a aussi le droit à l’image. C’est-à-dire qu’on n’a pas le droit de publier une image de vous sans votre autorisation.
Alors comment se défendre ? Il y a trois situations. La première c’est, on se défend à l’amiable. C’est-à-dire qu’on contacte l’auteur du contenu qui nous cite nominativement et on lui demande, je dirais, « aimablement », de bien vouloir modifier le contenu qui a été publié. La deuxième, c’est un peu l’échec de la procédure à l’amiable, c’est la procédure judiciaire. On va engager une poursuite mais il faut qu’il y ait un fondement sur un délit de presse, une atteinte à l’image ou à la vie privée. Là on s’embarque potentiellement dans un procès qui peut durer jusqu’à deux ans. Et puis, il y a une autre technique. Vous connaissez l’expression « noyer le poisson ». Aujourd’hui, on peut noyer l’information négative sous une masse d’informations positives. Défendre sa réputation, ce n’est pas forcément essayer d’éliminer toutes les informations négatives. C’est essayer d’éliminer les informations qui ne sont pas cohérentes avec son identité professionnelle ou avec son projet professionnel.

Parce que votre entourage peut manquer de bon sens numérique en publiant des contenus de votre vie privée que vous avez publiés. Parce qu’il peut y avoir des bugs informatiques. Parce qu’il peut y avoir du piratage. Parce que les conditions générales d’utilisation des services changent régulièrement. On ne peut pas s’en remettre aux services qui existent pour protéger notre vie privée. C’est une responsabilité individuelle.